
Une femme est peinte sur un mur dans un quartier de Paris voué à la rénovation. L’époux et le fils du modèle entre-temps défunt regardent l’image chérie disparaître.
« Ce texte tout frais sorti de la machine à écrire de Jean Echenoz, est, n’ayons pas peur des mots, une petite merveille. Cela s’intitule L’Occupation des sols, cela raconte l’histoire d’un homme et de son fils dont la seule image de l’épouse et mère défunte qu’il peuvent contempler est peinte sur un immeuble dans un quartier “ en rénovation ”. On est ébloui par l’inspiration, par le style, par la cocasserie, par l’impressionnante efficacité narrative d’Echenoz. Si quelqu’un vous propose d’échanger 90 % des romans français publiés depuis un an contre ces seize pages-là, n’hésitez pas, acceptez, c’est une bonne affaire ! »
Pierre Lepape (Le Monde, 8 janvier 1988)








